vendredi 4 juillet 2008

3 iles, 3 possiblites: a): b) :c)?

A l'est de Bali, juste avant de toucher les terres volcaniques de Lombok, il y a 3 toutes petites iles... Les Gili.
Gili Air, Gili Meno, Gili Trawangan. On a passe pas mal de temps a jouer a "feuille caillou ciseau", pour savoir sur laquelle d'entre elles nous irions finalement poser nos tongs, travailler la marque du maillot, et surtout passer (enfin) un brevet de plongee, ... L'authenticite d'Air, les robinsonnades a Meno, ou les cocktails et la debauche de Trawagan?
Apres une reflexion, genre equation a 47 inconnues, il fut decide que nous allions faire mal a notre foie, et decaler de quelques heures notre rythme de poules. La raison, oui c'est fou, a eu raison de la notre qui penchait indubitablement pour la robinsonnade. Car apres Java, apres notre exil borneonais, apres les rues desertes d'Ubud a 23h, d'une part notre corps reclamait un peu d'ennivrement et nos cerveaux commencaient a ne plus savoir utiliser leurs zones de sociabilisation. Il fallait, croyait-on, aller dans leur sens, alors que le coeur revait de noix de coco eventrees sur une etendue de sable deserte. Et d'un ballon nomme Willson, mouais, non en fait ca c'est une autre histoire....

Evidemment, a peine le caoutchouc des Habaiannas avait il foule le sable pas vraiment fin de la plage de Trawagan, que nous avons ete pris de remords. Arrivee de nuit, impression d'un mini Koh Phi Phi avec son lot de bars, de blonds marcellises et de blondes empouponnees. Plage defiguree par une jetee, pas un seul bungalows sur le sable... C'est le probleme quand on commence a avoir vu pas mal de chose. On devient de plus en plus exigeant. Alors Trawagan, c'est joli... Il y a de l'eau clair, du sable, du soleil.. Mais... Ca ne vaut pas Palawan aux Philippines, (rien jusqu'a present ne vaut Palawan), ni Ko Wai ou Ko Samet en Thailande, ni Anakao a Madagascar.... Bref, c'etait la minute blasee.... Desolee pour ceux qui bossent...:0)

Et puis nous avons fini par arriver au club de plongee dans lequel nous avions eu la mauvaise idee de reserver un bungalow... Coince entre deux bars et un compresseur.. sic

Mais comme toutes les histoires a l'eau turquoise, evidemment, il y eut rebondissement dans c'te affaire.
Une fois devore les 18 excellents sushis pour 7 dollars....
Une fois domicile etabli dans un nouveau bungalow, le dernier, le plus isole de l'ile, sur un p'tit bout de plage fin.
Une fois sympathise avec les "buddies" de plongee
Une fois les tortues, les merous et les poissons pierre (very dangerous) salues.
Une fois sirotee l'incroyable frozen strawberry margarita.
Une fois les 257 pages du manuel de l'open water dive ingurgitees (mais pas encore regurgitees, examen demain)
Une fois les sarcasmes mal places deplaces... On a finalement decide de rester un peu plus, dans la limite de notre retour shopping a Bali... Comme quoi...Le voyageur aussi est un resilient :0) (mais sacrement corruptible)
Et puis surtout, on a un prof de plongee, tellement caricatural... Un vrai bonheur (sauf quand il nous fait le coup de la panne d'air sous l'eau, les poissons etaient plies, nous moins) . Un champion du monde....
Vous voyez Popeye dans les Bronzes?Vous vous rappellez des sitcoms AB production? Et bien vous etes encore tres tres tres loin de Bubble man, le plongeur qui mate plus vite que son ombre!
Je vous promets un petit best of des meilleures citations du garcon tout prochain...

En attendant, quelques breves images fraiches du jour.

Revisions pour le brevet de plongee, vacances decidemment tres studieuses !!!

Ok? OK!

Gili Air, un acte manque.


Un digne heritier des Bronzes se cache sur cette image, saurez-vous le reconnaitre?

dimanche 29 juin 2008

La photo "fond d'ecran" du jour!

No comment


Mais la region d'Ubud c'est aussi:

Du vert!

Du canard !(croustillant:0))

Et surtout, de la riziere!

Jardin d'Eden et peau de chagrin

Apres 5 heures de taxi collectif et autant d'heures de massacre auditif a grand coup de decibels de remix techno-dance-daube, apres 1 heure de cercueil volant et un enorme bruit de dissloquation a 2000 metres du sol, apres 16 heures de bus brinquebalants, et a nouveau autant d'heures de re-massacre auditif aux decibels des Corrs ET de Shania Twain (oui, oui, oui), apres une demi-heure de ferry, apres la cryogenisation a la clim' de tout ce temps cumule (si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi, toujours, systematiquement, partout, en Asie du sud-est, la climatisation est a 10 degres au maximum dans TOUS les transports, il gagne un esquimau au chocolat), bref, apres toutes ces heures de transit, qui font, c'est bien connnu, les meilleures souvenirs pendant les soirees diapo, nous avons debarque, a 4 heures du mat, a UBUD, ke Bali.


Autant le dire, nous sommes passes dans une autre dimension... tres, tres tres lointaine de Borneo, de ses moignons de foret, de ses chambres moisies, mais aussi de ses merveilleuses surprises humaines. Ubud c'est le jardin d'Eden, le royaume de l'hedonisme, du joli et du panier perce.



Des bungalows raffines (merci Zian) , des spas chouchoutans, des restaux a en faire saliver un orang -outan, des boutiques de fringues singulieres, de design, de bijoux, des ateliers d'artistes, des meubles. Voila, Ubud, c'est en quelque sorte mon ile de la tentation... Pas facile d'enterrer comme ca l' "homocitadinus" depensiere frenesique . Apres 3 semaines de disette, elle a repris le dessus en l'espace de quelques heures... On croirait voir une Carrie Bradshaw dans une reserve de Manolo shoes.


Et tout ces plaisirs de consommation ressembleraient presque a s' y meprendre a des vacances, des vraies, un peu futiles, un peu vaines mais tellement regenerantes... Le pire? Pas le moindre remords.
Et bien, mon tres cher, compte en banque, je crois que notre route s'acheve ici, je vais te laisser poursuivre ton chemin. Crois-moi, tu seras plus heureux sans moi...


Quoi? Une personnalite contrastee et paradoxale? Humaine... what else?

Apres la jungle, la jungle.

C'est une ville dans laquelle personne ne va...
Non, en fait, c'est plutot une ville dans laquelle, il est excessivement rare que des etrangers s'aventurent. D'autant plus, s'ils portent le teint pale!
Dans cette ville peu visitee donc, il y a un hotel.
Non, en fait, il y a plusieurs hotels, mais l'un d'eux, est le "best hotel of the city".


Dans cet hotel, dans cette ville ou personne ne s'attarde, on ne change pas les draps.
Non, en fait, personne n'a jamais trouve necessaire d'expliquer a quicquonque pourquoi il etait agreable de dormir dans des draps popres...
Derriere la chambre du meilleur hotel de Sampit, la ville absente des cartes, il y a une piscine.
Non en fait, pas exactement une piscine, disons plutot un bouillon de culture: herpes, mycoses, hiv, ebola... Peut-etre meme, dans les profondeurs, quelques virus inconnus au bataillon de la science ... Qui sait... Pour sur, personne ne s'y est jamais aventure!


Autour de ce laboratoire humide pour epidemiologiste en ballotage, il y a des "sculptures"de poissons en platre, ou en carton pate, on n' a pas encore tranche.
Non, en fait, il n' y a pas qu'autour de la piscine qu'il y a des n'animaux sorti d'un train fantome de serie Z.
Dans cet hotel decrepit et decati d' une bourgade solitaire du centre du Kalimantan, il n'y a strictement rien a faire....
Non, en fait, c'est un peu exagere... On peut y regarder "le meilleur" de Mr Bean en mangeant un nasi goreng huileux... Et puis dans le parc, il y a des gros champignons qui poussent....




Ouais, ben, on s'amuse comme on peut que voulez-vous!